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Retours d’expérience

Ces tunnels ferroviaires désaffectés font partie d’un réseau de six ouvrages situés dans les gorges du Chavanon, à cheval entre le Puy-de- Dôme et la Corrèze. Ils constituent un important site d’hibernation pour treize espèces de chauves-souris, dont la Barbastelle d’Europe et le Grand Murin, espèces protégées au niveau national et européen. Entre 2017 et 2020, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne (CEN Auvergne) a fermé quatre tunnels pour assurer la sécurité des promeneurs et préserver la tranquillité des colonies en hibernation. Les matériaux permettant de fermer les accès ont été acheminés par traction animale pour limiter l’impact sur le milieu et pallier au fait que ces gorges forestières sont escarpées et inaccessibles en véhicule.
Ce projet, financé par l’État et le FEADER, s’inscrit dans une démarche
Natura 2000 de conservation et de gestion durable des gîtes à chiroptères.

Cette carrière fait partie d’un réseau de 17 autres cavités dont certaines sont connues et suivies sur la commune depuis 1995 par le Conservatoire d’espaces naturels Nouvelle-Aquitaine. Ce réseau est utilisé toute l’année par les chiroptères et abrite des effectifs et espèces à enjeux, comme le Grand Rhinolophe, le Murin à oreilles échancrées ou le Minioptère de Schreibers. Cette carrière en particulier a été identifiée en 2015.
L’acquisition de ce site a été faite dans le cadre du programme de préservation des chiroptères du Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine (CEN Nouvelle-Aquitaine) dont l’un des objectifs est la sécurisation foncière des sites majeurs. En 2025, 1001 individus de 9 espèces différentes ont pu être observés ainsi qu’une nouvelle espèce, le Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale).

Initiée dans le cadre du Plan Régional d’Actions en faveur des Chiroptères (PRAC) Île-de-France, cette méthodologie de travail, élaborée en concertation entre les différents acteurs forestiers et naturalistes, a pour objectif d’identifier des sites à enjeux de connaissance sur les chiroptères en vue d’une campagne d’amélioration des connaissances et d’intégration à la gestion forestière.
Ce projet doit permettre de mettre en avant les possibilités d’études et de diagnostic pouvant être mises en place à l’échelle d’un massif forestier, ainsi que les possibilités de mutualisation des compétences des différents acteurs, afin de favoriser la mise en œuvre de ce type de diagnostic sur d’autres massifs forestiers.

Localisé entre Meroux et Bourogne, le site d’intervention se trouve sur un ancien site militaire. Un projet d’aménagement dirigé par la SODEB a été validé sur ce territoire sous réserve de compenser la perte d’habitat de chauves-souris. La zone des Plutons est fréquentée par 8 espèces de chiroptères. Toutes ces espèces sont protégées au niveau national.
En 2017, avec l’appui technique du Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté (CEN Franche Comté), des travaux ont débuté pour aménager un tunnel d’ancien campement militaire comme gîte à chauves-souris. Le tunnel a été fermé tout en laissant une ouverture pour les chauves-souris. Des briques creuses et des poutres ont aussi été installées pour permettre aux chauves-souris de gîter. En mars 2019, trois individus de sérotine commune occupaient les fentes aménagées entre les poutres fixées au plafond du tunnel.

L’ancienne carrière de pouzzolane de Coucouron, sur la commune de Solignac-sur-Loire, est un complexe de gîtes à chauves-souris suivi depuis 1982 et dont les effectifs ont diminué de manière importante. Ce site est pourtant identifié comme le plus important site d’hibernation connu du Grand Rhinolophe en Haute-Loire.
Dans l’objectif d’assurer la stabilité des populations de chauves- souris, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne a effectué des travaux d’aménagement des galeries de l’ancienne carrière et créé un gîte de reproduction de substitution entre 2013 et 2014. La remontée progressive des effectifs en hiver est encourageante avec une valeur en 2018 très semblable à celle de 2002, contrairement au gîte de substitution.

Un abri ferroviaire a été découvert en 2010 par un groupe de naturalistes. Identifié en 2014 comme le gîte à chauves-souris le plus important parmi 16 abris ferroviaires d’Auvergne, il est le refuge de deux espèces qui bénéficient de protection à l’échelle nationale et européenne : le Grand rhinolophe et le Murin à oreilles échancrées.
Le Conservatoire d’espaces naturels Auvergne a ainsi entrepris la rénovation du bâtiment afin de pérenniser l’importante population de chauves-souris. Les travaux, effectués de 2017 à 2018, comprennent la réfection de la toiture et du plancher, la fermeture des accès et la pose d’un panneau d’information. L’observation post travaux laisse supposer un maintien de la population des deux espèces présentes à l’origine et l’apparition d’une nouvelle espèce : le Petit rhinolophe.